Rentrée dans ce nouvel établissement.

 

Premier pas dans ce lycée, direction l'internat. Elle ne connait personne. Elle est perdue. Ses camarades de chambres ne l'aident pas à se rassurer. Et le lendemain, c'est parti pour les cours. La prof principale demande une "fiche d'information". Elle marque dessus : PHOBIE SCOLAIRE. Le mots fait mal mais il faut le dire comme ça. A la fin de l'heure, elle apporte la fiche à la prof en lui expliquant son problème. La prof lui dit de ne pas s'inquièter, que tout va bien se passer cette année et que si il y a le moindre problème, elle est là ainsi que le CPE et l'infirmière. Sur ces bonnes paroles, elle continue sa journée avec le sourire. Et de même pour le lendemain. De retour chez elle pour le weekend, elle raconte ses explois à ses parents. Enfin, tout semble redevenir simple.

Mais tout cela n'était qu'illusion. Lundi matin, retour au lycée. Première heure de cours difficile, elle se rend à l'infirmerie. Elle se présente à cette nouvelle infirmière. Cette dernière lui demande quels sont ses symptômes et elle répond : "Les mêmes que d'habitude". Oui ... il y en a marre de recommencer à expliquer son problème. Il va falloir malgré tout expliquer encore une fois afin de pouvoir être aidée. Migraine, maux de ventre, boule dans la gorge, difficulté à respirer, tremblements ... La liste est encore longue ...

Puis les jours passent, toujours comme l'année précédente. Cours, infirmerie, repas, cours, infirmerie, repas, infirmerie, internat ... Avec plus d'une crise d'angoisse par jour, elle s'accroche comme elle peut. L'infirmière propose alors de mettre en place un Projet d'Accueil Individualisé. Amménagement de l'emplois du temps, cours photocopiés. Mais rien n'aide. Elle passe encore ses journées à l'infirmerie, à essayer de se calmer tout en déprimant.

Arrive un jour, où elle n'en peut plus et dit : STOP !